Anthony, comment s'est passée ta soirée hier ?
Bien, c'était que du bonheur ! Ça s'est enchaîné très vite après l'arrivée, on est venu me chercher pour la cérémonie protocolaire. Après j'étais demandé à droite à gauche par la télé, les radios, et mon téléphone n'arrêtait pas de sonner. Même aujourd'hui encore. Ensuite on est allé boire un coup avec l'équipe et puis je suis rentré.
Qu'est-ce qui se passe dans ta tête à la sortie du dernier virage ?
A ce moment-là, je ne réalise pas trop qu'il s'agit des Mondiaux. J'attaque le final comme si c'était une course normale. Je sors du dernier virage dans la roue de Tom Boonen, et je ne lance pas mon sprint tout de suite parce que je sais que l'arrivée est accidentée. J'ai surtout essayé de bien me placer pour pouvoir produire mon effort dans les 200 derniers mètres. Là je vois la ligne d'arrivée, Boonen qui lève les bras et je me dis "Ça y est, t'es sur le podium !"
Est-ce que tu as communiqué avec Laurent Brochard, qui était avec toi dans le final ?
Non. Laurent ne parle pas beaucoup de toute façon, donc j'ai surtout essayé de regarder ce qu'il faisait pendant la course, parce qu'il a l'expérience de ce genre d'épreuve, et j'ai essayé de faire pareil que lui pour rester bien placé. Il m'a remonté une fois ou deux pendant la journée, il avait confiance en moi pour le final.
Cette médaille de bronze, est-ce que c'est le déclic dont tu avais besoin ?
Oui, avant je ne pensais vraiment pas être capable de faire ça. Ça va me mettre en confiance pour la suite, car maintenant je sais que je peux tenir sur ce type de course. Ça prouve aussi que les jeunes doivent prendre conscience de leurs possibilités. Maintenant, il faut continuer à être sérieux et tourner la page pour le Grand Prix de Zurich.
26/09/2005
Le classement des français:
Laurent Brochard termine 19ème
Christophe Le Mevel 47ème
Jean-Patrick Nazon 51ème
Sylvain Chavanel 67ème
Cédric Vasseur 92ème
Carlos Da Cruz 113ème
Jimmy Casper 114ème
Christophe Kern 119ème